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ETRIER D'OR
MATTHIAS LAURON
PALMARÈS 2013 388 montes 56 victoires 164 places SA BIOGRAPHIE

Matthias Lauron, de la graine de champion

2013 est l’année de la révélation pour Matthias Lauron qui succède à Antoine Werlé au palmarès de l’Etrier d’Or France Galop. Son ascension fulgurante (56 victoires sur l’année), il la doit à un homme : Thierry Lemer. L’entraîneur installé à La Teste de Buch, à proximité de Gujan-Mestras où réside Matthias, l’a accueilli à l’âge de 15 ans. A l’époque, le jeune homme doit effectuer un stage d’une semaine et souhaite faire un métier proche des animaux. Bien qu’il ne soit pas issu du sérail (sa mère est coach sportive et son père gestionnaire de patrimoine), Matthias choisit les boxes du professionnel girondin et met dans la foulée le pied à l’étrier. Après sa 3ème au collège, il intègre l’école des courses hippiques AFASEC de Mont-de-Marsan, chemin emprunté par les crack-jockeys Ioritz Mendizabal et François-Xavier Bertras avant lui, et demande à Thierry Lemer de devenir son maître d’apprentissage. L’alchimie fonctionne : « Je monte quatre lots à l'entraînement et mon patron m'apprend beaucoup de choses sans jamais me mettre la pression. Nous avons une très bonne complicité », confie l’intéressé. Le duo ne tarde pas à s’illustrer et le 23 septembre 2012, à 16 ans, Matthias Lauron franchit le poteau en tête pour la première fois à Gabarret dans les Landes en selle sur Tonnerre Bleu (il sera ultérieurement disqualifié à cause d’un problème de licence). Un an jour pour jour plus tard, Matthias a gravi les échelons et s’adjuge son deuxième succès dans une Listed à Craon associé à So Long Malpic, deux semaines après avoir brillé à ce niveau avec Bamiyan à Toulouse. Avec 60 victoires à son actif au 22 janvier 2014, le pilote de 18 ans ne devrait plus tarder à franchir le cap fatidique des 70 lauriers, synonyme de passage à l’ère professionnelle. L’avenir lui appartient !

ÉLEVEUR-PLAT
WERTHEIMER & FRÈRE
LEUR BIOGRAPHIE

L’excellence de l’élevage des Frères Wertheimer

La célèbre casaque bleue à coutures blanches des frères Wertheimer, Alain (65 ans) et Gérard (62 ans), repose sur la qualité leur élevage, composé d’une bonne centaine de poulinières (entre 110 et 120). Quand elles ne sont pas parties à la rencontre des meilleurs étalons du monde, ces juments sont basées tout près de Deauville, au haras de Saint-Léonard, s’étendant sur 250 hectares, développé à partir de la fin des années 90 par les deux frères et dirigé par Pierre-Yves Bureau. Presque centenaire, l’élevage Wertheimer avait pris naissance dans le Médoc (où leur premier crack, le légendaire Epinard était né) avant de se développer dans l’Orne, sur les terres du Merlerault jusqu’à la fin du siècle dernier.

Lors de la dernière décennie (2004-2013), l’élevage Wertheimer a toujours terminé sur le podium au hit-parade des éleveurs : 1er en 2008, 2009 et 2013 ; 2e en 2006, 2007, 2010, 2011 et 2012 et 3e en 2004 et 2005. On ne peut imaginer plus régulier ! Chaque saison, entre 100 à 120 produits « Wertheimer » se produisent sur les hippodromes, la meilleure moisson ayant été réalisée en 2012 avec 4,6 millions d’euros gagnés en France, dont un troisième succès acquis dans le Qatar Prix de l’Arc de Triomphe, grâce à Solémia. En 2013, la nouvelle perle de l’écurie a été Intello, lauréat du Prix du Jockey-Club (sur 2 100 mètres), 3e du Prix Jacques Le Marois à Deauville (1 600 mètres) ainsi que du Qatar Prix de l’Arc de Triomphe à Longchamp (sur 2 400 mètres). Indonésienne a remporté également l’important Prix Marcel Boussac, Groupe I pour pouliches de 2 ans.

Exploitant la majorité de leur production en France, les frères Wertheimer dispatchent leurs effectifs entre Freddy Head (34 éléments en ce début d’année 2014), Carlos Laffon-Parias (33), André Fabre (18) et deux entraîneurs basés à La Teste Arcachon dans le Sud-Ouest, Christophe Ferland et Yann Durepaire.

PROPRIÉTAIRE-PLAT
WERTHEIMER & FRÈRE
LEUR BIOGRAPHIE

L’écurie Wertheimer et Frère double la mise

Pour la deuxième année d’affilée, l’écurie Wertheimer et Frère devance Son Altesse l’Aga Khan et termine tête de liste des meilleurs propriétaires en plat avec la bagatelle de 56 victoires et plus de 3,7 millions d’euros engrangés en 2013. Egalement récompensés dans la catégorie des meilleurs éleveurs, Alain et Gérard Wertheimer s’adjugent une nouvelle Cravache d’Or grâce à la réussite des élèves du Haras de Saint-Léonard (situé aux abords de Deauville et dirigé par Pierre-Yves Bureau) à l’image de l’excellent Intello (1,6 millions d’euros à lui seul), 3ème malchanceux de la Poule d’Essai des Poulains avant de se venger dans le Prix du Jockey-Club puis de se classer 3ème du Qatar Prix de l’Arc de Triomphe enlevé par l’intouchable Trêve. Autres figures de proue de l’élevage centenaire à avoir hissé haut le pavillon « Wertheimer », Silasol, une fille de Monsun, a triomphé dans le Prix Saint-Alary tandis que Pilote, entraîné comme Intello par le Sphinx André Fabre, a fait preuve d’une belle constance tout au long de l’année, montant sur la 2ème marche du podium à 3 reprises au niveau Groupe. Indonésienne a fait aussi bien que Silasol en remportant le convoité Prix Marcel Boussac et sera le grand espoir de la casaque bleu et blanc en 2014.

ENTRAÎNEUR-PLAT
ANDRÉ FABRE
SA BIOGRAPHIE

André Fabre, une année record

Pour décrocher son 25ème titre de meilleur entraîneur français, André Fabre n’a pas fait les choses à moitié. Vainqueur de 142 compétitions avec 161 chevaux différents ayant accumulé près de 7,5 millions d’euros de gains en course pour ses propriétaires, le metteur au point installé à Chantilly a réalisé la meilleure année de sa carrière en terme d’allocations.

Les 3 ans de cet ancien jockey d’obstacle devenu entraîneur à la fin des années 1970 ont été les principaux pourvoyeurs de succès et d’euros. Au total l’écurie a décroché quelques 22 courses de sélection, dites courses de Groupe. Si Intello restera le grand vainqueur de la saison, ayant triomphé en juin dans le Prix du Jockey-Club à Chantilly avant de prendre une belle 3ème place en octobre dans le championnat du monde des pur-sang, le Qatar Prix de l’Arc de Triomphe à Longchamp, derrière les phénomènes Treve et Orfevre, deux autres chevaux ont signé des victoires au plus haut niveau de compétition, les Groupes 1 : Flintshire dans le Grand Prix de Paris en juillet à Longchamp et Romantica en août à Deauville.

ENTRAÎNEUR-OBSTACLE
GUILLAUME MACAIRE
SA BIOGRAPHIE

Guillaume Macaire

Vainqueur 9 fois, Guillaume Macaire a conclu sa saison en tête du classement des entraîneurs d’obstacle en 2013 au nombre de victoires. Se mettant au diapason d’une année marquée par des records en tous genres, l’homme de Royan La Palmyre (Charentes-Maritimes) a lui aussi établi une nouvelle référence en sellant 262 vainqueurs pour un total de 940 partants. Record en succès mais aussi en gains puisque ces protégés ont accumulé plus de 6 millions d’euro d’allocations distribuées aux six coins de l’hexagone. Des chiffres qui font encore tourner la tête mais pas forcément celle de ce travailleur fou, amateur d’arts à ces heures libres.

Son chef d’œuvre en 2013 se nomme Bel La Vie. Convaincu des talents et dispositions de son cheval depuis ces premières heures d’entraînement, il l’avait programmé pour remporter le Grand Steeple-Chase de Paris. Mis au point avec minutie épreuve après épreuve, le coursier atteint son objectif le 19 mai dernier. Les autres grands vainqueurs ayant contribué au nouveau record signé Macaire s’appellent Storm Of Saintly, Vanilla Crush ou encore l’espoir Bébé Star.

PROPRIÉTAIRE-OBSTACLE
FAMILLE PAPOT
SA BIOGRAPHIE

Quand la réalité rejoint le rêve

Depuis qu’elle s’est lancée dans la grande aventure hippique, la Famille Papot caresse le rêve de remporter le Grand Steeple-Chase de Paris. Si leur ascension fut fulgurante, ces chefs d’entreprise dans l’âme et anciens patrons d’une entreprise de transports express ont dû attendre 2013 pour concrétiser leur plus grand espoir. Grâce à Bel La Vie, champion entraîné par l’un de ses fidèles entraîneurs, la Famille Papot connaît en effet la consécration dans le sommet de la saison d’obstacle en France.

Guidés par leur passion dévorante, les « Papot » ont très vite compté parmi les propriétaires les plus en vue de l’hexagone. Tête de liste en 2009 avec 57 chevaux, l’écurie fait aussi bien en 2010 et en 2012 avec, à chaque fois, des chiffres en progression. Et 2013 restera historique en la matière : avec 101 chevaux pour 380 partants, les couleurs bleu et vert ont passé le poteau en tête à 87 reprises pour un total de 3,43 millions d’euro de gains, record historique pour un propriétaire dans la discipline. Les fers de lance ont pour noms Vanilla Crush, Saint Palois ou encore Chardonnay, gagnants de courses principales, dites courses de Groupe pour le compte d’entraîneurs différents comme Guy Chérel ou Jacques Ortet.

Si Patrick Papot et son épouse ont su transmettre leur virus à leurs fils Xavier et Arnaud, la tradition n’est pas prête de s’éteindre, les petits-enfants étant eux aussi déjà très intéressés par le sport hippique. Le rêve peut continuer.

ÉLEVEUR-OBSTACLE
GUY CHEREL
SA BIOGRAPHIE

Guy Chérel, au sommet de son art

Sans faire de bruit, Guy Chérel, 54 ans, s’est imposé au fil des années dans le peloton de tête des entraîneurs d’obstacle. Né en Bretagne, ce fils d’ouvrier s’installe très jeune à son compte (à 23 ans), après avoir fait ses armes pendant quelque temps dans le trot, auprès de la famille Dubois. Tout d’abord entraîneur particulier des élèves du haras de Mirande, animé par Jean-Claude Evain, il selle son premier lauréat de Groupe I, en 1989, avec l’AQPS Sire Rochelais lauréat de la Grande Course de Haies d’Auteuil. Parallèlement, il développe son propre élevage à Gavray et s’installe à son compte au début des années 90, développant une structure d’entraînement dans la Manche et une antenne à Maisons-Laffitte.

Guy Chérel reproduit, avec sa marque de fabrique, ce qu’il a vu et appris aux côtés de la famille Dubois, dont il est très proche. A savoir : développer une écurie de courses sur la base d’un élevage dûment sélectionné, veiller à son indépendance sans jamais refuser les (bons) clients et vendre quand l’occasion (et le bon prix) se présentent.

Figurant dans le top 10 des entraîneurs d’obstacle depuis 2000, Guy Chérel a franchi un palier lors de ces cinq dernières années, où il figure systématiquement sur le podium (2e en 2009, 2010, 2012 et 2013 ; 3e en 2011). Il a sellé notamment les bons vainqueurs de Groupe I suivants : Rendons Grâce, Salder Roque, Extreme Cara, Usual Suspects, etc… Il se singularise aussi par le très beau ratio gains/cheval obtenu chaque saison par chacun de ses pensionnaires. En 2013, Guy Chérel a sellé 80 vainqueurs et les 136 chevaux de son écurie ont gagné plus de 3,8 millions d’euros. Ses meilleurs éléments ont été Laskaline (Prix des Ducs d’Anjou), Amboise (Prix Bournosienne), Tisane (Prix Lutteur III), Street Name (Prix Aguado), etc…

CRAVACHE INTERNATIONALE
Japan Racing
LEUR BIOGRAPHIE

JRA-France Galop, un respect mutuel

La JRA (Japan Racing Association) est l’équivalent japonais de France Galop. Organisateur et régulateur des courses de galop au pays de soleil levant, la JRA veille sur la bonne marche de 288 réunions annuelles réparties sur dix hippodromes différents.

Créée en 1954, la JRA est aussi le collecteur des enjeux et occupe la place de leader mondial en termes de chiffre d’affaires sur le pari hippique.

Les temps forts de la saison sont l’Arima Kinen, le Takarazuka Kinen, le Tenno Sho (décliné en deux versions, une printanière et une automnale) et la très prisée sur la scène internationale Japan Cup, disputée fin novembre.

Depuis de nombreuses années, quelques-uns de nos meilleurs jockeys élisent domicile dans l’archipel durant l’hiver et y de réalisent grandes performances, notamment Olivier Peslier et Christophe Lemaire, extrêmement populaires aux yeux du grand public nippon.

Si le Japon attire quelques-uns de meilleurs compétiteurs, l’inverse est aussi vrai : cela fait plus de dix ans que le pays et la JRA envoient leurs meilleurs coursiers participer au Qatar Prix de l’Arc de Triomphe à Longchamp, prouvant ainsi l’estime qu’ils portent à la plus grande course de la planète. Malgré un investissement à la hauteur de l’événement, une abnégation qui force le respect et le soutien de milliers de supporters qui font le déplacement pour encourager leurs idoles, le Japon n’a pas encore réussi à vaincre dans le championnat du monde des pur-sang. Mais à n’en pas douter, très bientôt, l’honneur sera sauf.

OBSTACLE
NATHALIE DESOUTTER
PALMARÈS 2013 165 montes 18 victoires 1 victoires de Groupe 83 places SA BIOGRAPHIE

Nathalie Desoutter, contre vents et marées

La trentaine rugissante, Nathalie Desoutter reste la référence féminine dans la si exigeante discipline des courses d’obstacle. En lice dans les pelotons de France et de Navarre depuis une bonne dizaine d’années, l’originaire des Landes a passé une année « traditionnelle » pour un jockey d’obstacle, alternant les moments de gloire et les moments de doute liés aux blessures. Lauréate le 3 février 2013 du Grand Cross de Pau (le 2ème de sa carrière) avec Reste Demohaison, elle essuie une mauvaise chute seulement deux jours plus tard sur le même hippodrome. Verdict : fracture de la malléole et fissure du tibia. « Les chutes font partie du métier. Le plus difficile, ce n’est pas la douleur, c’est l’attente. » Compétitrice jusqu’au bout des doigts, Nathalie reviendra sur la scène et enchaînera encore les bons résultats pour conclure l’année avec un total de 18 victoires, soit un total très proche de sa moyenne des dernières années, confirmant ainsi son talent, son caractère de fer et son abnégation sans faille !

PLAT
AMÉLIE FOULON
PALMARÈS 2013 148 montes 28 victoires 47 places SA BIOGRAPHIE

Amélie Foulon, la nouvelle vague

Née dans le Pas-de-Calais, rien ne prédestinait Amélie Foulon (21 ans) à se faire une place au sein des pelotons sur les hippodromes, si ce n’est une très solide passion pour le cheval et un oncle qui lui a fait découvrir les hippodromes. Elle intègre ainsi l’école des courses du Moulin-à-Vent, à Gouvieux, alors qu’elle n’a que 13,5 ans (une dérogation de quelques mois sera nécessaire).

« Ce n’est pas facile de se faire sa place dans un monde de garçons, mais c’est encore plus motivant. Quand on m’a dit que j’étais placée dans l’écurie d’André Fabre, j’ai eu une appréhension, car c’est une très grande écurie. Mais je suis tombée sur des personnes qui m’ont bien entourée et m’ont beaucoup appris. »

Au cours de l’année 2010, Amélie débute en compétition. « C’était très impressionnant. Mais je n’ai eu qu’une envie : recommencer au plus vite ! » L’année suivante, elle remporte sa première course à Longchamp, son hippodrome fétiche, avec Regency Romance pour son patron et depuis, chaque saison qui passe est meilleure que la précédente en terme de victoires.

Avec 28 gagnants en 2013, Amélie termine ainsi l’année à égalité avec Delphine Santiago pour le Prix de la Femme Jockey.

« Delphine est une référence dans le milieu, c’est un exemple, explique la jeune femme qui s’approche de son 70ème gagnant (elle en est à 60), synonyme de perte de décharge. C’est un cap important que de passer professionnelle. Il faudra gagner de plus en plus la confiance d’entraîneurs. »

PLAT
DELPHINE SANTIAGO
PALMARÈS 2013 283 montes 28 victoires 80 places SA BIOGRAPHIE

Delphine Santiago, le moral gonflé à bloc

« C’était mon objectif de l’année ! Je me suis battue tous les jours contre les garçons pour y parvenir. » Quand elle a décidé quelque chose, il est rare que Delphine Santiago n’atteigne pas son but, elle qui totalise plus de 255 victoires depuis le début de sa carrière en 1995 et qui a été la première demoiselle Etrier d’Or deux ans plus tard.

Avec 28 gagnants sur le territoire national en 2013, la jeune femme originaire du Sud-Ouest qui va bientôt fêter ses 35 ans a battu d’une unité son record de victoires en une saison et obtient le Prix de la Femme Jockey à égalité avec Amélie Foulon.

Un record établi en 2002 quelques mois avant une terrible chute (en mars 2003) qui la tiendra éloignée des hippodromes de longs mois.

« J’ai retrouvé la confiance en moi et en mes chevaux. J’arrive à utiliser toute leur énergie et à les garder réguliers de course en course. Je suis heureuse dans ma vie. Je suis revenue au niveau qui était le mien. J’ai retrouvé mon équilibre. »

Ce moral au beau fixe et cette condition physique retrouvée sont notamment symbolisés par sa victoire dans un quinté (le neuvième de sa carrière, un record chez les femmes jockeys) au mois d’octobre, avec Fantastic Flash, où elle avait pris une option tactique (rester à la corde) qui s’avéra payante.

« Quand vous êtes bien dans votre tête, le reste vient tout seul, insiste-t-elle. Je suis revenue encore plus forte qu’avant, avec plus de métier et de compétences. » Ce qui ne l’empêche pas de garder son franc-parler : « 2013, ma meilleure saison ? 2014 et 2015 seront les mêmes ! ».

PROPRIÉTAIRES
L'écurie des parieurs RMC
L’Ecurie des Parieurs RMC 2013, la passion décuplée

Plus grande écurie de groupe française avec 5860 copropriétaires à son actif, l’Ecurie des Parieurs RMC 2013 a effectué une entrée remarquée dans l’univers des courses de plat. Officiellement lancée le 1er juillet 2013 avec le soutien de la station de radio « RMC », ce collectif de passionnés de courses de chevaux est animé par Pascal Adda. L’écurie a levé 500 000 euros de fonds, 10 000 parts de 50 euros ayant été mises en vente et chaque acquéreur pouvant obtenir un maximum de 5 parts. 240 000 euros ont été alloués à 8 entraîneurs, soit une enveloppe de 30 000 euros par professionnel, pour faire chacun l’acquisition d’un cheval. Tous les copropriétaires ont pu s’exprimer quant aux choix du metteur au point et de la casaque. Keven Borgel, Mathieu Boutin, Tony Clout, Jacques Héloury, Carlos et Yann Lerner, Patrick Monfort, Philippe Van de Poële et Antoine de Watrigant ont ainsi été élus pour porter haut les couleurs de la « team RMC » qui a eu le plaisir de gagner 5 courses en 2013 et prendre 21 places pour 50 partants. Le tout fut suivi avec attention par tous les actionnaires sur un site internet dédié (http://www.ecuriedesparieursrmc.com/) ainsi que sur une page Facebook. La future Ecurie RMC 2014* verra le jour au printemps et deviendra même pluridisciplinaire puisque ses couleurs seront représentées au galop…et au trot ! Une évolution qui devrait lui permettre de conforter son statut d’écurie de groupe la plus médiatique de France.

OBSTACLE
BERTRAND LESTRADE
PALMARÈS 2013 397 montes 98 victoires 151 places SA BIOGRAPHIE

Le bronzé Bertrand Lestrade

Pour la 3ème année consécutive, Bertrand Lestrade décroche la Cravache de Bronze de l’obstacle. Mais il n’aurait pour rien au monde échangé une distinction encore plus prestigieuse contre le plus grand succès de sa jeune carrière : le Grand Steeple-Chase de Paris 2013. En selle sur Bel La Vie, le pilote originaire du Sud-Ouest a en effet rempli la mission qui lui était confiée depuis des mois par l’entraîneur Guillaume Macaire et les propriétaires, la Famille Papot : remporter la plus grande course du calendrier français à Auteuil, fin mai. Au terme d’une lutte épique contre David Cottin et Shannon Rock, Bertrand Lestrade parvenait à ses fins devant un public majoritairement acquis sa cause, étant parti favori de la course.

D’un point de vue comptable, le Grand Steeple ne représente cela dit qu’une unité au milieu des 98 courses gagnées dans la saison. Associé prioritairement aux chevaux de Guillaume Macaire jusqu’à ce que le duo ne se sépare en cours d’année, Bertrand Lestrade a aussi travaillé cette année pour le compte de Jean-Paul Gallorini pour qui il gagna de bonnes épreuves avec les très doués Ceasar’s Palace ou encore Hippomène. Ombre au tableau, il ne put participer au grand week-end de l’obstacle en novembre, étant sous le coup d’une mise à pied de huit jours. En 2014, il visera une plus grande sérénité pour tenter de transformer le Bronze en un métal plus précieux.

PLAT
PIERRE CHARLES BOUDOT
PALMARÈS 2013 956 montes 122 victoires 5 victoires de Groupe 410 places SA BIOGRAPHIE

Il est à la fois un grand jockey par la taille (plus d’1 mètre 70), par le talent mais aussi de par son attitude. Décrochant sa première Cravache de Bronze, le très accessible pilote de 21 ans a explosé son compteur personnel de victoires cette saison, franchissant allégrement la barre des 100 succès (122 au total) ce qui ne lui était encore jamais arrivé. Tombé très tôt dans la marmite « courses hippiques » (son père, le regretté Marc Boudot, exerçait le métier d’entraîneur dans le Centre-Est), l’élève d’André Fabre ne débute qu’en mars 2009. Il connaît ensuite une ascension express, perdant son statut d’apprenti en un temps record (un peu plus d’un an après ses débuts en compétition).

Auréolée de succès de prestige pour son patron (avec notamment Vancouvérité ou Triple Threat), son année 2013 a été également marquée par une première participation dans le Derby d’Epsom.

Habitué des podiums, le sobre et toujours souriant professionnel ne se laisse pas griser pour autant, appréciant les plaisirs simples et partagés. Sa plus belle victoire ? « Elles sont toutes importantes. Mais, sur un plan personnel, celle qui m’a le plus marquée date de 2009. C’était à Aix-les-Bains pour la casaque de mon père. Ma famille était présente et il s’agissait d’un moment très particulier pour nous.»

OBSTACLE
DAVID COTTIN
PALMARÈS 2013 564 montes 104 victoires 6 victoires de Groupe 226 places SA BIOGRAPHIE

David Cottin, un géant argenté

Tombé dans la marmite tout petit (oui il a été tout petit…), le gaillard d’1m80 David Cottin dévore sa vie de jockey à pleines dents depuis déjà huit ans. Mais son métier constitue pour lui bien la seule chose qu’il se permette de croquer. Astreint à un régime de fer afin de pouvoir monter en course, le triple détenteur de la Cravache d’Or a dû s’avouer vaincu cette saison face à Jonathan Plouganou, pratiquement son clone physique et même plus grand que lui de deux centimètres.

Cette année encore, l’Angevin a réalisé une année exceptionnelle ponctuée de 104 victoires sur notre sol, soit le deuxième meilleur score de sa carrière.

Comme d’habitude aussi, les chutes ont émaillé sa saison. La plus marquante ? Celle dont il se relèvera avec une clavicule fissurée. Pourtant ce forçat des pistes montera quelques jours plus tard le Grand Steeple Chase de Paris et finira 2ème tout près de Bel La Vie et après une lutte épique avec Bertrand Lestrade, Cravache de Bronze cette année.

Si le compte n’y est pas pour se couvrir d’or en 2013, David Cottin peut tout de même se consoler d’avoir monté le meilleur cheval de haies français Gemix (Grande Course de Haies d’Auteuil), remporté le Prix La Haye Jousselyn en novembre avec Shannon Rock et conquis la confiance des Anglais qui lui confièrent l’excellent Ptit Zig, lauréat lui aussi de Groupe I au second semestre (Prix Renaud du Vivier – Groupe 1). David Cottin remporte sa deuxième Cravache d’Argent.

PLAT
MAXIME GUYON
PALMARÈS 2013 1 255 montes 198 victoires 14 victoires de Groupe SA BIOGRAPHIE

Maxime Guyon encore en argent

Il s’était fixé l’or mais n’a rien pu contre l’inarrêtable Christophe Soumillon en mode rouleau compresseur en 2013. En tête du classement à l’issue du premier trimestre, Maxime Guyon a ensuite fait la course dans le sillage de son grand rival. Si l’écart a parfois fondu, à l’instar d’un cycliste en chasse du leader de la course dans un col alpin, le grand espoir du turf français a tout de même réalisé une saison exceptionnelle ponctuée de 198 succès en France. Soit 41 (!) de plus que son précédent meilleur score réalisé la saison précédente. Comme son grand adversaire, le jeune pilote de 24 ans n’a pas compté ses efforts et sillonné la France toute la saison durant.

Toujours associé au numéro 1 des entraîneurs tricolores André Fabre, qui lui a encore renouvelé sa confiance, le mayennais d’origine a remporté deux courses de Groupe 1, le plus haut niveau de compétition, en juillet avec Flintshire dans le Grand Prix de Paris et en août à Deauville avec Romantica.

Il décroche cette année sa 4ème Cravache d’Argent consécutive. A quand l’or ?

CRAVACHE D'HONNEUR
Thierry Jarnet
SA BIOGRAPHIE

Le sommet d’une formidable carrière

Aîné du vestiaire français, Thierry Jarnet a réalisé à 46 ans une année 2013 EXCEPTIONNELLE. Si le terme est parfois galvaudé, il n’est peut-être ici pas assez fort pour décrire la perfection de la saison signée par « papy » comme il est surnommé affectueusement par ses cadets dans les coulisses des hippodromes. Associé au succès de Trêve dans le Prix de Diane Longines, il a même pu compter avec le petit coup de pouce du destin pour pouvoir monter à nouveau sa championne dans le championnat du Monde des pur-sang, le Qatar Prix de l’Arc de Triomphe à Longchamp (son nouveau pilote attitré Lanfranco Dettori s’étant blessé quatre jours avant le jour J).

Mais ce n’est pas tout. Thierry Jarnet est aussi le co-artisan des triomphes de l’autre jument-phénomène de l’année 2013, Moonlight Cloud. Le duo réuni par l’entraîneur Freddy Head a en effet remporté trois Groupes 1 dont deux à Deauville à huit jours d’intervalle au mois d’août et en signant à chaque fois le nouveau record de l’épreuve ! La recette de son succès ? Un savant mélange de talent, de rigueur et de travail. Fidèle à sa philosophie, Thierry Jarnet ne considère d’ailleurs pas cette année 2013 comme la consécration d’une carrière, mais bien comme la continuité logique d’une vie dédiée à la recherche de la perfection avec discrétion et élégance.

OBSTACLE
JONATHAN PLOUGANOU
PALMARÈS 2013 660 montes 110 victoires 3 victoires de Groupe 303 places SA BIOGRAPHIE

« Depuis que je suis gosse, je voulais être jockey, être le meilleur. » En 2013, Jonathan Plouganou (26 ans) a atteint le but qu’il s’était fixé en course de saison : remporter sa première Cravache d’Or de l’obstacle avec 110 victoires.

Une performance réalisée à l’issue d’une année où il a très longtemps fait la course en tête après un début de saison tambour-battant (26 victoires entre le 1er janvier et le 1er mars).

Après sa Cravache de Bronze en 2010 et celle d’Argent en 2011, et après une année 2012 tronquée par une blessure (fracture d’une vertèbre dorsale) survenue en début d’année qui l’avait écarté de la compétition trois mois et demi, Jonathan Plouganou a confirmé son ascension.

« Je l’ai fait, je me suis prouvé que j’en étais capable. J’ai gagné en sérénité. » Cet ancien gentleman, qui a grandi auprès des chevaux au sein de l’écurie de son père, François, dans les Landes, n’a pas ménagé ses efforts tout au long de l’année, et jusque dans les derniers jours sous la pression de David Cottin (le tenant du titre) et Bertrand Lestrade.

C’est d’ailleurs l’autre fait marquant de sa saison 2013. Il est, en effet, le premier à avoir autant monté (660 fois) en une seule année, soit un ratio de deux courses par jour, tout en sachant qu’il a écopé d’un total de 32 journées de mise à pied.

« Monter autant me convient le mieux pour le moment par rapport à la lutte contre le poids qui est la mienne, concède-t-il alors qu’il qui toise à 1 m 80, et puis les moyens de transport actuels le permettent.

Mais c’est éreintant dans le sens où il faut être partout, sans répit. Je ne sais pas si je serais capable de le refaire cette année. » En 2014, Jonathan Plouganou entend néanmoins bien conserver sa place dans le top-5, mais souhaite se concentrer sur les plus belles épreuves et inscrire un Groupe I qui manque encore à son palmarès.

PLAT
CHRISTOPHE SOUMILLON
PALMARÈS 2013 1 076 montes 228 victoires 15 victoires de Groupe 484 places SA BIOGRAPHIE

Christophe Soumillon l’or sinon rien

Insatiable, boulimique de victoires et d’exploits, Christophe Soumillon a réalisé une saison 2013 hors-normes. Au final, le compteur affiche 228 victoires, nouveau record pour une Cravache d’Or !

De retour en France après un début d’année passé sous le soleil de Dubaï, le phénomène belge annonce très vite la couleur : son objectif est clair, il veut garder sa couronne et remporter une sixième Cravache d’Or, la troisième consécutive. Dédiant intégralement son planning aux mains de son agent Pierre-Alain Cherreau, Christophe Soumillon vole de succès en succès aux quatre coins de la France, ne comptant ni ses kilomètres sur les pistes ni ceux sur les routes et dans les airs. Le paroxysme de cette ruée vers l’or a lieu au mois de juin : il établit un autre nouveau record, celui du nombre de victoires en un mois. 43 succès pour 139 courses disputées avec 132 chevaux différents sur 11 hippodromes avec une moyenne de 5 courses par jour et en courant 28 jours sur 30 ! Des chiffres qui donnent le tournis. Pas question pour autant de s’arrêter en si bon chemin. Le jockey en activité le plus titré poursuit sur le même rythme et atteint le cap des 200 victoires le 23 octobre. A la force du poignet et d’un mental d’acier trempé, Christophe Soumillon gagne sa 227ème dans la nuit marseillaise le dernier jour de novembre (puis une 228ème sur le tapis vert). Son précédent record à présent effacé des tablettes, l’ogre peut partit en vacances, repu.

Son année phénoménale n’a laissé personne insensible et le dauphin de Treve dans le Qatar Prix de l’Arc de Triomphe avec Orfevre, réintègrera les rangs de l’écurie Aga Khan en 2014. Un nouveau défi, encore un…